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Épisode 7 : Alias Angelus

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Jeremy Lewilton
Jeremy Lewilton
Seigneur du désordre
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J'ai commis des meurtres, environ : 80181 Je suis : un humain Je suis âgé de : 23 ans Ce qui me démarque des autres c'est : que je suis résistant à la douleur À l'Université, il parait que : Je fréquente l'Université de Sunnydale, je suis le capitaine des footballeurs et que je fais des études en affaires internationales & langues
Je crèche dans le bâtiment : Fisher avec les autres sportifs
Je suis en amour avec : Valentin Weber : Lui et moi ça fait un an qu'on est ensemble. On lutte pour notre amour malgré les épreuves que la vie nous met dans les pattes.
On me voit souvent avec : Buffy Summers : l'une de mes meilleurs amis, Agatha Doyle : c'est une fille que je trouve super, Daniel Osbourne : Mon meilleur ami et mon co-capitaine dans l'équipe de foot, Xander Harris : un ami du scooby. Candice Merteuil : elle est ma meilleure amie depuis un an.
Je me bagarre souvent avec : Tom Lehane : mon pire cauchemar j'espère qu'un jour il va me foutre la paix.
On dit de moi que je suis : gentil, attentionné, démonstratif, masculin, calme, paisible, drôle Mais aussi que je peux être : orgueilleux, j'ai été une fois infidèle, têtu, possessif, jaloux Je ressemble beaucoup à : Antoni Porowski Je dois mon avatar à : bazzart ◭ DC : Guillaume Louboutin, Willow Rosenberg
Statut : OR

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MessageSujet: Épisode 7 : Alias Angelus  Épisode 7 : Alias Angelus EmptyMer 14 Nov - 10:08

À la suite d'une attaque de guerriers envoyés par le Maître, Buffy invite Angel à se réfugier chez elle. Quand Alex apprend, le lendemain, qu'Angel a passé la nuit chez Buffy, il se montre terriblement jaloux et croit, à tort, qu'ils ont couché ensemble.

_________________

jeremy & pantoufle
Hier le campus était complètement vide, calme. Aujourd'hui il y a des jeunes partout, des insectes qui grouillent, qui remuent sans penser à autre chose qu'à eux-mêmes, détruisant implacablement ce qui les entoure, parfaitement inconscients de leur futilité.

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MessageSujet: Re: Épisode 7 : Alias Angelus  Épisode 7 : Alias Angelus EmptyVen 14 Déc - 8:04

PROLOGUE :

Dans son antre, le Maître est seul avec le Juste des Justes. Le petit garçon s’amuse à lancer des petits cailloux dans une mare de sang, quand Darla apparaît.

LE MAITRE : Zacchary n’est pas rentré de la chasse d’hier.
DARLA : C’est la Tueuse.
LE MAITRE : Zacchary avait du courage, il était prudent et fort. Malgré cela, elle a réussi à le vaincre. Elle a tant exterminé de membres de la famille ! Ca devient lassant. Colin, que ferais-tu pour y remédier ?
COLIN : Je l’anéantirais !
LE MAITRE : Oh… ! Dans ta bouche, cela semble évident.
DARLA : Maître, je veux m’en charger ! Laissez-moi la tuer pour vous !
LE MAITRE : Tu es trop impliquée. Cela risquerait de te faire échouer.
DARLA : Je n’ai jamais rien à faire !
LE MAITRE : Je vais envoyer le Trio.
DARLA : Le Trio ?!

Dans la rue, trois loubards s’allument leurs cigarettes, quand des types en armure et avec un faciès de vampire apparaissent. Les trois hommes préfèrent
s’enfuir.

Au Bronze, des jeunes essaient d’écraser des cafards, pour les échanger contre une boisson au bar. Alors que Willow et Buffy sont toutes les deux à une table, une jeune fille tend un cafard au barman.

LA FILLE : Une pression, s’il vous plaît.
WILLOW : C’est la soirée fumigation avant la fermeture. C’est la tradition chaque année. Réouverture du Bronze, seulement après destruction totale des cafards des lieux.
BUFFY : (Elle semble rêveuse, évasive) Ah.
WILLOW : C’est assez marrant. C’est bien dans ton univers ?
BUFFY : Je pensais à autre chose. J’étais un peu ailleurs.
WILLOW : Avoues ! Tu veux qu’on parle d’un garçon ?
BUFFY : Oui, c’est ça, sans l’être. Pour avoir une conversation au sujet d’un garçon, il en faut un au sujet duquel avoir une conversation. Tu comprends ? Euh, je suis claire là ?!
WILLOW : Il te plaît, en clair !
BUFFY : Très juste. Oh ! C’est pas un problème en général, mais là…
WILLOW : En ce qui concerne Angel ?
BUFFY : Angel ?! Tu imagines nos rapports ? C’est genre : « tu cours un grave danger, on se revoit dans un mois ou deux d’accord?!».
WILLOW : Oui, il n’est pas très présent, c’est sûr.
BUFFY : Quand je le vois, c’est dingue. Il n’y a que lui qui compte, je ne vois plus rien d’autre ! Ca fait cet effet parfois ?
WILLOW : Oh, oui !

Elle tourne la tête vers la piste de danse et on voit Alex gigoter plutôt que danser. Il s’approche d’une fille.

ALEX : Salut Annie ! (Il voit alors le copain de celle-ci) Je ne fais que passer !

Il repart en reculant et bouscule Cordélia au passage.

CORDELIA : Ah ! Je te prierais d’enlever ton extrême lourdeur de mes chaussures à 100 $ chacune !
ALEX : Désolé, j’allais…
CORDELIA : Enlever ta graisse de la piste avant que le copain d’Annie ne t’écrase comme une grosse blatte ?!
ALEX : Ah ! tu avais remarqué ?
CORDELIA : Hein ! Hein !
ALEX : Oui, c’est gentil de compatir.
CORDELIA : Je t’en prie.
ALEX : Entre nous, je ne vois pas pourquoi tout le monde dit que ta robe te donne l’air d’une entraîneuse !

Il ricane et part rejoindre ses deux amies à leur table.

ALEX : Décidément, cette Cordélia est une vraie purge, une mauvaise haleine ! Qu’est que vous faîtes les biches ?
WILLOW : Nous, on s’interrogeait vaguement sur la vie qui passe, passivement. Tiens, un cafard, regardez.

Elle l’écrase, alors que Buffy est toujours plongée dans ses pensées.

ALEX : (Sur un ton totalement ironique) Oh ! Arrêtez ! Stop ! Pitié ! C’est trop ! Quelle ambiance d’enfer ! Je meurs de rire.
BUFFY : Bon, il est temps que je rentre. C’est contagieux le cafard ! Et je vous souhaite de faire des jolis rêves !
WILLOW : Oh, non ! Reste !
ALEX : Oh ! Oui, oui ! Il est encore tôt ! Tu viens danser ?
BUFFY : Un autre soir. Salut.

Elle part. Willow enlève sa chaussure, où un cafard est écrasé, et la propose à son ami.

WILLOW : Tu veux une bière gratuite ?

Alors qu’elle passe à-côté des escaliers du Bronze, la Tueuse sent une présence. On voit Angel, mais quand elle se retourne, il n’y a personne. Dans la rue, la jeune fille marche seule et a la vague impression d’être suivie. Elle s’arrête et se retourne, mais ne voit rien. Elle reprend sa route, mais sentant toujours quelqu’un derrière elle, elle s’arrête de nouveau.

BUFFY : (Elle parle fort, pour bien être entendue) Il est tard et je n’aime pas ce jeu. J’ai vraiment très sommeil ! Alors ça suffit !

Soudain, un des trois hommes en armure saute d’un toit et atterrit juste derrière elle. Elle sort un pieu et se retourne d’un coup pour le tuer, mais il la stoppe. Un autre vampire débarque et tous les deux la traînent dans une ruelle sombre, suivis de leur troisième copain, pour la combattre et la tuer.

BUFFY : D’accord. Ca va, ça va ! Du calme ! Ecoutez, écoutez ! Entre nous, ça ne me tente pas du tout de vous combattre, sauf si j’y suis forcée !

Elle donne un violent coup de pied dans l’entrejambe du vampire face à elle et se bat du mieux qu’elle peut, mais ses trois adversaires parviennent à la contrôler et la bloquent contre un grillage…

GENERIQUE

ACTE 1

… Alors que Buffy est sur le point de se faire mordre, elle est sauvée in extremis par Angel qui tire le vampire.

ANGEL : Un bon chien, ça ne mord pas !

Il frappe le vampire en question et la Tueuse reprend le combat avec les deux autres. Mais l’adversaire d’Angel arrache un barreau à une barrière en fer et le frappe, malgré le cri de la jeune fille pour avertir.

BUFFY : Attention ! (Elle le saisit par le bras) Viens ! Cours !

Alors qu’ils sont poursuivis par les trois démons, ils arrivent à la maison de l’Elue.
BUFFY : (Elle ouvre rapidement la porte) Entre, vite !

Les vampires se retrouvent alors enfermés à l’extérieur.

ANGEL : Tu es sauvée, les vampires n’entrent pas sans y être invités.
BUFFY : Oui, il paraît, mais je n’en ai jamais eu la preuve. (Elle s’adosse à la porte, essoufflée, et voit la blessure de son sauveur) Oh ! Je vais soigner ta blessure. Enlève ton T-shirt, j’arrive.

Ils entrent dans la cuisine et, Angel torse-nu, elle voit qu’il a un magnifique tatouage sur l’omoplate droite. Elle sort la trousse de secours et se met à côté de lui.

BUFFY : Joli tatouage. Sans toi, je ne serais plus là ! Est-ce que tu passais par hasard ?
ANGEL : Oui, j’habite tout près. Je faisais une balade.
BUFFY : Alors, tu ne me suivais pas ? Tiens, c’est drôle, j’avais cette impression.
ANGEL : (Il a un petit sourire) Pourquoi je te suivrais ?
BUFFY : A toi de répondre. C’est toi le mystérieux sauveur qui surgit de nulle part ! Je ne dis pas que ça me déplaise ce soir, mais si tu traînes dans le coin, je tiens à savoir pourquoi.
ANGEL : Peut-être parce que tu me plais.
BUFFY : Seulement, peut-être ?

Alors qu’ils se rapprochent de plus en plus, on entend la porte d’entrée s’ouvrir. La Tueuse se précipite pour vérifier qu’il n’y ait aucun danger, alors que sa mère, Joyce Summers, rentre de son travail.

JOYCE : Bonsoir. Qu’est-ce qui te prend chérie ?
BUFFY : J’ai rencontré des tas de gens bizarres, ce soir. Et je préfère te savoir dedans que dehors ! Tu es sûrement épuisée ?!
JOYCE : Vidée. On n’imagines pas l’énergie que demande…
BUFFY : (Elle lui coupe la parole) Bon. Tu vas monter te coucher et je vais t’apporter un thé bien chaud.
JOYCE : C’est trop gentil. Avoue-moi tout ?
BUFFY : J’ai le droit de m’occuper de ma petite maman, non ?

On voit apparaître Angel derrière la jeune Tueuse, la mère de celle-ci levant les yeux vers lui.

JOYCE : Bonsoir.
ANGEL : Bonsoir.
BUFFY : Oh ! Angel, voici ma maman. Maman, lui c’est Angel. On s’est rencontré sur le chemin en rentrant.
ANGEL : Ravi de vous connaître.
JOYCE : Vous faîtes quoi, Angel ?
BUFFY : (Embarrassée) Il est étudiant. En première de fac. Il a proposé de m’aider en Histoire. J’ai un peu de mal dans cette matière.
JOYCE : Oui, il est tard pour étudier. Je monte me coucher et, euh, Buffy…
BUFFY : Oui, je dis au revoir et je fais pareil.
JOYCE : (A Angel) Au revoir et à bientôt.

Joyce monte les escaliers. La jeune Elue est devant sa porte ouverte et dit au revoir à Angel…

BUFFY : Bonsoir ! On s’appelle et on se fixe une date !

… Mais quand elle referme la porte, on voit le jeune homme qui est encore là.
Elle le prend par la main et le conduit à sa chambre.

ANGEL : Je n’ai aucune envie que tu aies des ennuis à cause de moi.
BUFFY : Et j’ai aucune envie de te voir mort ! Ils t’attendent peut-être dehors. (D’un regard, elle fait le tour de la pièce) Voyons. Deux pour un lit… Mince, ça ne marche pas ! Toi, tu prends le lit parce que tu es blessé.
ANGEL : Je dors par terre.
BUFFY : Non ! Hors de question !
ANGEL : J’ai connu pire !
BUFFY : Bon d’accord. Oui. (Sur un ton qui se veut détaché) Oui. Oh ! Tu pourrais aller voir si la bande de canins rôde dans le coin ? Je vais me changer pendant ce temps.
ANGEL : (Il regarde par la fenêtre, à travers les stores) Je ne les voie pas.
BUFFY : Moi, je suis l’Elue, c’est ma mission de combattre ces monstres. Toi, c’est quoi ton prétexte ?
ANGEL : J’aime les grandes causes.
BUFFY : Tes parents apprécient ton choix de carrière ?
ANGEL : Ils sont morts.
BUFFY : (Elle le rejoint devant la fenêtre) Ce sont les vampires ?
ANGEL : (Il se retournent d’un seul coup, face à la jeune fille) Oui, les vampires.
BUFFY : Quel malheur.
ANGEL : C’était il y a bien longtemps.
BUFFY : Alors, c’est la vengeance qui te motive ?
ANGEL : Tu es jolie, même pour aller te coucher.
BUFFY : Au réveil, tu verras, j’ai toujours l’air un petit peu chiffonné.

Elle pose un oreiller et une couverture à-côté de son lit, pour qu’il puisse se coucher.

BUFFY : Tiens. Ca ira ? Dors biens.

Elle s’allonge dans son lit, Angel juste à-côté.

BUFFY : Angel ?
ANGEL : Oui.
BUFFY : Tu ronfles ?
ANGEL : J’en sais rien. Il y a trop longtemps que je n’ai pas dormi avec quelqu’un pour pouvoir te répondre.

Ils se sourient et s’endorment.
Le lendemain matin, à la bibliothèque du lycée, Buffy raconte tout ce qui s’est passé la veille à Giles et à ses amis.

ALEX : Il a passé la nuit avec toi, dans ta chambre, dans le même lit ?!
BUFFY : J’ai jamais dit avec moi, j’ai dit près de moi.
WILLOW : Oh ! Ce que c’est romantique ! Vous avez… ? Il n’a pas essayé ?
BUFFY : Le parfait gentleman.
ALEX : Tu t’es fait avoir. Il t’a fait le plan séduction, le coup classique du tombeur !
BUFFY : Quoi ?! De sauver ma vie, de risquer sa vie pour moi ?!
ALEX : Ah, ouais ! On ferait des folies pour avoir une fille. (Il semble fier de sa propre expérience) Un jour, j’ai même bu un litre de jus d’orange gazeux sans m’arrêter.
WILLOW : (D’abord ironique, puis moqueuse) Drôlement impressionnant ! Sauf qu’il a roté des heures, une infection.

Elle fait une grimace pour montrer son dégoût, alors que l’Observateur descend de la mezzanine avec un bouquin à la main et interrompt la conversation des jeunes gens.

GILES : Pourrait-on arrêter cette charmante conversation pour revenir aux événements d’hier soir ? (A sa Tueuse) Bien, tu quittes le Bronze et tu es surprise par un trio de vampires vêtus d’armures. (Il ouvre son livre et montre une gravure à la lycéenne) Tu les reconnais ?
BUFFY : Ouais. C’est quoi ces uniformes ?
GILES : Apparemment, tu as rencontré le Trio. De redoutables guerriers très braves et orgueilleux.
WILLOW : (Elle semble presque jalouse du savoir du britannique) Comment faîtes-vous pour toujours tout savoir ? Vous êtes au courant de tout et moi je ne suis jamais au courant de rien !
GILES : Est-ce que vous êtes là depuis minuit à effectuer des recherches ?
WILLOW : Non, j’avoue que je dormais.
GILES : (A Buffy) Il va de soi que tu gênes beaucoup le Maître. Il garde la Trio pour les grandes occasions. Il faudrait parfaire ton entraînement.
ALEX : Tu vas t’installer chez moi, jusqu’à ce que les samouraïs retournent chez eux.
BUFFY : Quoi ?!!!!
ALEX : Non, non. Ne t’inquiètes pas pour Angel, on ira lui dire qu’il faut qu’il parte d’ici en vitesse.
GILES : Angel et Buffy ne sont pas en danger pour l’instant. Le Maître enverra une autre de ses créatures, mais dans l’immédiat le Trio devra… se sacrifier en échange du pardon.

Dans la tanière du Maître, les membres du Trio sont à genoux devant Darla, le Juste des Justes et le Maître.

VAMPIRE : Notre mission est un échec. Aussi, notre vie vous appartient-elle.
Le Maître prend la lance que lui tend ce vampire et la donne à Darla, avant de parler à Colin.
LE MAITRE : Ecoute bien, enfant. Tu es l’élu des démons, tu as beaucoup à apprendre. Sache que pouvoir implique responsabilités. Ils ont échoué c’est juste, mais il est aussi juste que nous autre, ombres de l’au-delà, avons la mort en partage. Et choisir de prendre la vie, sauf s’il s’agit de vies humaines cela va de soi, ne se décide jamais à la légère !

A ces mots, un des vampires relève la tête dans l’espoir d’être épargner.

COLIN : Vous allez les épargner ?
LE MAITRE : Ah… ! Je suis las ces temps-ci. Il est vrai que leur mort me semblerait distrayantes…

Derrière le Trio, Darla, qui attendait ses ordres, tue les trois démons.

LE MAITRE : … Mais il suffit de bien peu de choses, quelques fois.

Au lycée, Giles ferme la bibliothèque pour entraîner sa protégée. Celle-ci fouille dans le placard des armes et trouve ce qu’elle désire…

BUFFY : Ah, bon ? C’est fermé pour classement ?! Une arbalète, c’est super. (Elle voit les carreaux) Oh ! Voilà ses petites copines. Mmh. Adieu pieux antiques, salut flèches du destin. Qu’est qu’on vise ?
GILES : (Il est vêtu comme s’il s’apprêtait à entraîner Mohammed Ali) Oh, rien.
L’arbalète, c’est pour plus tard. Tu devras d’abord maîtriser toutes les techniques de base du combat. Nous allons commencer avec cette arme : le bâton ; qui, entre parenthèses, requiert un entraînement acharné. J’en parle d’expérience.
BUFFY : Ca date du Moyen-Âge, ce truc-là ! Je vais pas me battre contre Frère Tuck !
GILES : (Il a mis un casque, ce qui le rend encore plus ridicule) Qui sait contre quel monstre tu vas devoir te battre ?! Ces traditions se sont transmises à travers les âges, à toi de prouver que tu es habile au bâton. Dès lors, et en temps utile, nous utiliserons l’arbalète. Mets un casque.
BUFFY : (Elle retient un fou rire) Ca ne sera pas utile contre vous.
GILES : Nous verrons bien. En garde !

Ils commencent un combat, qui tourne très vite à l’avantage de la Tueuse. La jeune fille, très fière, taquine du regard son Observateur qui est au sol.

GILES : Bien, si nous passions à l’arbalète.

Le soir, chez Buffy. La jeune fille rentre dans sa chambre et cherche son hôte caché dans les ombres.

BUFFY : Angel ?
ANGEL : Bonsoir.
BUFFY : (Elle allume sa petite lampe de bureau) Je t’ai apporté à manger. Ca manque un peu de couverts. Tiens. Alors, et cette journée?
ANGEL : (Il tourne rapidement la tête vers le bureau) J’ai lu un peu, ensuite…
Ensuite, j’ai réfléchi à des tas de chose. Buffy, je…
BUFFY : (Elle voit un petit livre sur la table) Mon journal. Tu as lu mon journal ?! Tu n’as pas le droit, je suis pas d’accord ! (Elle le range dans un tiroir) Un journal c’est très intime ! Et je ne sais même pas de qui je voulais parler ! Un canon ça peut être très péjoratif ; et quand je dis que tu as les yeux très pénétrants, je… je veux dire que tu les as marrons !
ANGEL : (Il essaie de s’expliquer, en vain) Buffy, je…
BUFFY : Et le « A » c’est pas du tout pour Angel, non pas du tout. Ca remplace Achmed, un charmant étudiant étranger. Et tout ces rêves que je décris, ça n’a rien à voir avec toi, je t’assure.
ANGEL : ( Il réussit finalement à l’interrompre) Ta mère a déplacé le journal quand elle est venue ranger, je l’ai vu faire de ma cachette. Je n’aurais pas oser l’ouvrir.
BUFFY : Oh ! Oh !
ANGEL : (Il reprend calmement ce qu’il avait commencé à dire) La conclusion de mes réflexions, c’est qu’il vaut mieux en rester là. Quand on est ensemble…
BUFFY : (Elle ne semble pas avoir entendu ce qu’il disait et continue son discours sur un ton d’excuses) Ca va, laisse tomber. Ca fait rien, on ne va pas en faire tout un pot…
ANGEL : (Il parle en même qu’elle) … Je n’ai qu’une idée, qu’une obsession t’embrasser, te prendre dans mes bras.
BUFFY : (Elle réagit enfin au parole du jeune homme) Dans mes bras.
ANGEL : Je suis plus vieux que toi et ça ne pourra jamais… Je dois m’éloigner.
BUFFY : Tu es plus vieux.
ANGEL : Je dois…
BUFFY : Tu dois… t’éloigner.

Ils se rapprochent de plus en plus et finissent par s’embrasser tendrement, mais il se recule de son étreinte soudainement et lui tourne le dos.

BUFFY : Eh ! Tu as un malaise ou quoi ?

Elle lui retient le bras, quand il se retourne pour la regarder de nouveau, il s’est métamorphosé en vampire. La jeune fille hurle, mais lui s’enfuit par la fenêtre. La mère de la Tueuse entre précipitamment dans la chambre.

JOYCE : Buffy, qu’est-ce qui se passe ?
BUFFY : Rien, rien. J’ai cru voir une ombre.

ACTE 2

Le lendemain, en arrivant au lycée, la jeune fille raconte tout à son Observateur et à ses amis.

WILLOW : Angel, un vampire ?
BUFFY : Je suis malade. C’est impensable. On s’embrassait et puis, soudain, c’est le cauchemar. (A Giles) Est-ce qu’un vampire peut être bon et sensible ? Ca peut arriver ?
GILES : Ce ne sont pas des humains du tout. S’ils… S’ils peuvent avoir pris l’apparence et même la personnalité de l’être dont ils se sont emparés, ils restent des démons dans leur essence jusqu’à la mort.
WILLOW : Donc la réponse est « non », hein ?
BUFFY : Je ne comprends rien. Pourquoi est-ce qu’il m’a sauvé ? Ca faisait partie d’un plan du Maître ou… Ca n’a aucun sens !
ALEX : Bon, soyons clairs. Tu as un problème et ce n’est pas du gâteau. Alors, on se pose, on essaie d’être calme et on reste objectif. Angel est un vampire, tu es une Tueuse. Je crois que la solution s’impose.

Les trois lycéens se posent sur un banc en pierre, le bibliothécaire restant debout.
GILES : C’est la tâche de l’Elue.
ALEX : Oui, même si tu as de la sympathie pour lui, c’est pas comme si tu l’aimais quand même ?! (Buffy le regarde, désespérée) Qu'est-ce que tu dis ! Tu aimes un vampires ?! Non, mais tu es malade !

Cordélia arrive et les quatre amis pensent qu'elle a entendu leur conversation.

CORDELIA : Quoi !
ALEX : Ah! Non. Mais quel vampire ? Alors, tu aimes le cachemire, toi ? Mais tout le monde le déteste !
CORDELIA : (Elle s'approche, furieuse, d'une lycéenne qui a la même robe qu'elle) Où as-tu dégoté cette robe ? C'est un modèle exclusif de chez Todd Oldam. Tu sais combien elle coûte ? Je parie que c'est une copie ! (Elle regarde l'étiquette de la robe de la jeune fille) Mais bien sûr, c'est une pâle imitation bon marché ! C'est scandaleux ! Je devrais te l'enlever et te dénoncer, tu mérites la prison !

Cordélia, partie, les amis reprennent leur discussion.

BUFFY : Et on croit avoir des problèmes.

On voit Angel entrer dans un bâtiment sombre, puis dans un petit appartement.

Alors qu'il allume une petite lampe de chevet, il sent une présence...

ANGEL : Qui est là ?

...C'est Darla.

DARLA : Une amie. (Il la regarde) Bonsoir. Ca fait un bail.
ANGEL : Une vie complète.
DARLA : Ou deux, ça passe si vite.
ANGEL : C'est quoi cette tenue de collégienne ? La dernière fois que je t'ai vue, tu portais des bas noirs.
DARLA : La dernière fois, ce ne sont pas non plus les collégiennes qui t'attiraient ! Alors, tu aimes ? Rappelle-toi, Budapest, le tournant du siècle, tu as fait des ravages pendant le tremblement de terre.
ANGEL : Tu ne t'es pas privée non plus.
DARLA : Il n'y a rien de mieux que les catastrophes naturelles. La panique, les gens qui courent dans tous les sens dans les rues, c'est comme cueillir le raisin sur la vigne. (Elle commence à se balader dans l'appartement) C'est jolie chez toi. Tu vis au-dessus de la terre, comme les hommes. Avec ta nouvelle amie, tu t'attaques à nous, comme les hommes. Mais n'oublies pas, chéri, tu n'es pas un homme ! (Elle ouvre alors le rideau, inondant la pièce de la lumière du soleil) J'ai raison ?
ANGEL : (Affalé dans un petit coin d'ombre) Non. Je ne suis pas tout à fait un des vôtres !
DARLA : Oh ! C'est ce dont tu voudrais essayer de te convaincre, hein ?! (Elle se dirige vers le frigo, qu'elle ouvre. Il y a plusieurs poches de sang) Avoues que la pizza n'est pas ta nourriture préférée ! Toi et moi savons bien ce dont tu as besoin, ce qui te nourris. Il n'y a pas à avoir honte, on est comme ça. Il faut bien que l'éternité vaille la peine. (Elle fait glisser sa main sous la chemise du vampire et sur son cou) Tu ne pourras pas étouffer ta vraie nature très longtemps, Angel. Je la sens bouillir à l'intérieur de toi. J'espère être présente quand elle explosera. ANGEL : Il ne vaudrait peut-être mieux pas !
DARLA : Je n'ai pas peur de toi, mais j'imagine sa terreur. (Elle passe dans son dos et se dirige vers la sortie) Après tout, je la sous-estime peut-être. Parle-lui, raconte-lui la malédiction. Il se peut qu'elle change d'avis sur toi, mais si elle te rejète quand même, tu sais où me trouver.

A la bibliothèque, la Tueuse, ses amis et son Observateur font des recherches sur l'histoire d'Angel.

GILES : (Il surgit derrière Alex et le fait sursauter) J'ai trouvé, ça y est !
ALEX : Vous pourriez prévenir avant d'hurler !
GILES : Il n'est fait mention nulle part d'Angel dans le texte, mais il y a bien longtemps que je n'avais pas lu le journal des témoins, des Observateurs de l'époque.
WILLOW : (Elle ne semble pas avoir entendu le bibliothécaire) Tu as dû être tellement gênée quand tu as cru qu'il avait lu ton journal intime, ce qui n'était pas le cas, mais le plus chouette c'est qu'il éprouvait... (Elle voit qu'Alex la regarde, l'air énervé par ce qu'elle vient de dire) Je me tais.
GILES : Ils font référence, il ya près de 200 ans, à l'île où vivait Angélus, au visage d'ange ça va de soit.
BUFFY : Oui, ça c'est vrai.
ALEX : (Il tousse et Giles le regarde) C'est ma toux, je n'ai rien dit, aucun commentaire.
GILES : Est-ce que... Est-ce que tu as vu si... Si Angel porte un tatouage à l'épaule droite ?
BUFFY : Oui. C'est une sorte de monstre, un rapace.
ALEX : (Il intervient, perturbé) Ah ! Là, j'ai une question à te poser ! Tu l'as vu tout nu ?
WILLOW : Alors Angel vit depuis très longtemps.
GILES : Oh ! Pas tant que cela pour un vampire, 225 ans environ.
BUFFY : (Elle émet un petit rire) Ah ! 225 ans. On a une petite différence d'âge.
GILES : Angélus quitte son île, il sème la terreur en Europe pendant plusieurs décennie ; ensuite, il y a près de 60 ans, il se produit un phénomène curieux : il émigre en Amérique, il... Il fuit les autres vampires, s'installe et vit seul. Jusqu'ici, aucune trace d'un quelconque crime n'a été enregistrée.
WILLOW : Chouette ! Alors, c'est un bon vampire. Enfin, je veux dire sur une échelle de 1 à 10, on donnerait 10 au plus cruel et barbare de leur clan et lui, par rapport à eux, je donne... 1 !
GILES : J'ai dit qu'il n'y avait aucune trace, mais les vampires chassent et tuent, et ça, c'est leur vraie nature.
WILLOW : Poisson nage, pigeon vole.
BUFFY : Mais moi, j'étais une proie facile !
ALEX : Ah ! Question : il y a 100 ans, avant qu'il ne débarque sur nos côtes, comment était-il ?
GILES : Comme les autres, c'était une bête, un fauve féroce, un démon.

Dans les souterrains de Sunnydale, le Maître s'entretient avec Colin et Darla.

DARLA : Je vous remercie de m'avoir permis de supprimer le trio, Maître !
LE MAITRE : Comment mes successeurs apprendront-ils, si je fais tout à leur place ?
DARLA : (Elle prend un ton autoritaire) Maintenant, je tiens à me charger de la Tueuse !
LE MAITRE : Oh ! Alors, on me donne des ordres, Darla ?
DARLA : (Elle lui tourne le dos) Après tout, je m'en fiche ! On n'a qu'à attendre qu'elle nous détruise un par un !
LE MAITRE : Tu as déjà un plan, je le sens. (Elle lui fait de nouveau face) Je t'écoute.
DARLA : Angel la tue et rentre sagement au bercail !
LE MAITRE : Angel... ! La plus monstrueuse des créatures à coeur de pierre ! (Il prend un ton solennel) Comme je l'estime.
DARLA : Et moi dont !
LE MAITRE : Et pourquoi la tuer, s'il éprouve de l'affection pour elle ?
DARLA : Il n'a pas envie de mourir.
LE MAITRE : Ah ! Ah ! (Il se tourne vers Colin) Tu vois, c'est comme ça que nous oeuvrons pour notre bien à tous, c'est comme ça qu'une famille est sipposée fonctionner.

Le lycée, après la tombée de la nuit. Buffy et Willow sont seules à la bibliothèque et essaient, en vain, de réviser leur cours d'Histoire, mais la Tueuse est distraite.

WILLOW : On fait une petite révision. La reconstruction commence quand ? Buffy ?
BUFFY : Euh... ! Oh ! Euh ! La reconstruction ? On a recommencé, peu après la...
la construction peu satisfaisante, donc il a fallu reconstruite.
WILLOW : Après la guerre civile, il a fallu reconstruire.
BUFFY : Exact. La guerre civile... A cette époque, Angel avait une centaine d'années derrière lui...
WILLOW : Tu préfères qu'on parle d'amour ou qu'on essaie de faire un peu d'Histoire ? (Elle referme le livre posé devant elle et parle sur le ton de la confidence à son amie) Ne te moque pas, hein. Je rêve quelque fois, que tout à coup, Alex me prend contre lui et m'embrasse sur la bouche !!
BUFFY : Si tu veux Alex, il faut que tu lui montres un peu !
WILLOW : (Elle semble effarée par la réponse de la Tueuse) Oh ! Non, non, non ! Avouer ma faiblesse ! Ca me rendrait trop malade, j'aurais les mains moites ! (On voit apparaître Darla derrière une étagère, qui écoute le dialogue des deux amies. Willow semble avide de savoir ce qu'a ressenti son amie la veille) Bon, dis-moi, quand Angel t'a embrassée, quand il t'a serrée contre lui, avant bien sur que tu te rendes compte, c'était comment ?
BUFFY : (Elle reste évasive) Je trouve pas les mots !
WILLOW : A ce point-là ?! Et maintenant, il faut que tu te fasses à l'idée qu'il restera toujours jeune et beau, alors que toi, au contraire, tu vas vieillir, te rider et... Oh ! Pour vos enfants, c'est... (Buffy la regarde avec un sourire, comme pour lui faire comprendre que ce ne sont que des rêves) J'arrête, je me tais.
BUFFY : Non, au contraire. Je dois guérir de lui, je dois pouvoir accomplir la tâche de...
WILLOW : (Elle joint le geste à la parole, en brandissant un crayon) ... L'exécuter ?
BUFFY : (Elle se ressaisit) Oui. Alex a raison. Je suis la Tueuse et c'est... C'est un vampire. Oh ! C'est trop cruel ! Il n'a rien fait contre moi ! Bon, j'arrête. J'arrête d'y penser pour l'instant. On reste encore une heure, quelque chose va bien finir par rentrer dans ma tête! Après, je rentre chez moi pour pleurer sur mon sort !

Darla s'en va, l'air satisfait.

WILLOW : Très bien. Bon. La période de reconstruction décidée par le congrés est communément appelée... ?

Chez la Tueuse, Joyce se sert une tasse de café dans la cuisine, quand elle entend du bruit dehors. Lorsqu'elle regarde, il n'y a personne ; soudain, Darla apparaît dans la petite vitre de la porte, sous forme vampirique. Intriguée, la mère de Buffy vérifie que tout est en ordre dans la maison, quand quelqu'un frappe à la porte de devant. Elle va ouvrir, ...

JOYCE : Bonsoir.

...C'est Darla, habillée en collégienne, comme chez Angel.

DARLA : (Elle prend un air innocent) Bonsoir. Je suis Darla, une amie de votre fille.
JOYCE : Oh ! Oui ! Excusez-moi. Bien sur.
DARLA : Elle a oublié de vous dire que je devais passer pour qu'on travaille toutes les deux ?
JOYCE : Oh, oui ! Je croyais qu'elle révisait avec Willow pour l'exament.
DARLA : C'est vrai, tout à fait. Willow, c'est l'experte de la guerre civile, moi c'est plutôt la guerre d'indépendance !
JOYCE : Oh !
DARLA : En quelque sorte, ma famille remonte à cette grande période de l'Histoire.
JOYCE : Bon. Je suis sure qu'elle ne va pas tarder. Voulez-vous entrer pour l'attendre, mademoiselle ?
DARLA : (Elle tourne un le dos à Joyce et esquisse un petit sourire de satisfaction) C'est très gentil à vous de m'inviter dans votre demeure.
JOYCE : C'est bien normal. Je me suis battue avec des factures toutes la soirée et j'ai un petit creux ; pas vous ?
DARLA : Oui, moi aussi.

Elles vont dans la cuisine.
JOYCE : (Elle se dirige vers le frigo, qu'elle ouvre) Je ne sais même pas ce qu'il y a ! Vous voudriez un petit casse-croute ou un bon plat ?

Derrière elle, Darla apparaît avec son véritable visage.

DARLA : Un plat copieux !

Dehors, Angel hésite à frapper pour voir Buffy, mais, alors qu'il commence à partir, il entend un cri et se précipite à l'intérieur. Il entre, alors que Darla est en train de boire le sang de Joyce.

ANGEL : Lache-la !
DARLA : J'en ai gouté un peu, il en reste des litres. Allons, laisse-toi un petit peu faire ! Une petite veine bien chaude qui bat doucement ! Ca fait si longtemps ...

Il suffit de dire oui !
Alors qu'Angel fait tout pour résister à la tentation, elle met Joyce dans ses bras. Il regarde les deux trous dans la gorge de la mère de la Tueuse et détourne la tête. Lorsqu'il regarde de nouveau Darla, il est transformé en vampire.

DARLA : Salut mon prince, du royaume des ombres !

Darla part, alors que Buffy arrive.

BUFFY : Eh, oh ! C'est moi.

Elle lève les yeux et voit Angel tenant le corps de sa mère, elle reste comme figée.

ACTE 3

Soudain, elle le jette par la fenêtre.

BUFFY : Je t'interdis de revenir ! Ose t'approcher de nous et je te tue !

Elle accourt auprès de sa mère et appelle une ambulance.

BUFFY : (Elle s'agenouille aux côtés de Joyce) Maman ? Maman, est-ce que tu m'entends ? (Quelqu'un semble lui répondre au téléphone) Oui, envoyer une ambulance au 1630 Revello Drive ! Ma mère s'est blessée, elle a déjà perdu beaucoup de sang ! S'il vous plaît, faîtes vite ! (Elle pose le combiné par terre) Maman ?!

Alex et Willow arrivent par la porte de la cuisine.

ALEX : Salut. Mince alors !
WILLOW : Qu'est-ce qui s'est passé ?
BUFFY : Angel.

A l'hôpital, Giles arrive en courant pour rejoindre sa Tueuse. Dans la chambre, la jeune fille, entourée de ses amis, parle avec sa mère.

BUFFY : Tu te souviens de quelque chose ?
JOYCE : Oui. Je me souviens que ton amie est venue, j'allais même lui faire une petite dînette.
BUFFY : Mon ami ?
JOYCE : J'ai du glisser et tomber sur un objet pointu, d'après le médecin. Ca ressemblerait à une fourchette de barbecue... Mais, pourtant, nous n'avons pas de barbecue ?!

Giles rejoint les lycéens dans la pièce.

JOYCE : Vous veniez me voir docteur ?
BUFFY : Oh ! Non, maman, lui, c'est Monsieur Giles.
JOYCE : Qui s'occupe de la fameuse bibliothèque. Mais, qu'est-ce qu'il fait là ?
GILES : J'étais venu vous présenter mes hommages et vous souhaiter de bien vous rétablir.
JOYCE : Les professeurs sont très attentionnés dans cette ville.
BUFFY : Repose-toi, maintenant.

La jeune Tueuse fait une bise à sa mère et sort dans le couloir, ses amis et son Observateur la rejoignent.

BUFFY : Elle va vite se remettre. Ils lui ont donné du fer, déjà. Sa press... Sa tension est assez calme.
GILES : Assez basse. En fait, ça se présente comme une anémie. Tu as eu beaucoup de chance de la faire soigner ausi vite.
BUFFY : J'ai été aveugle. Stupide.
ALEX : Mais, ce n'est pas ta faute !
BUFFY : Ah, non ? Je l'ai invité dans ma maison. Même après que j'ai su que c'était un vampire, je n'ai rien fait, alors que j'aurais dû l'éliminer ! Parce que j'avais de l'affection pour lui et... et... Beaucoup de tendresse ! J'aimais cet homme !
WILLOW : Ca ne s'efface pas d'un coup de baguette. Si tu l'aimes, ça n'empêchera rien, ça ne changera pas...
BUFFY : Que je le tue ? Peut-être. Mais, au moins, c'est salutaire.

Elle commence à partir, mais son Observateur la rattrape.

ALEX : On va veiller sur ta mère !
GILES : Buffy !
BUFFY : Personne ne m'arrêtera ! Le Trio m'a retrouvée devant le Bronze, lui aussi il habitait tout près.
GILES : C'est qu'elqu'un d'exceptionnel ! Si je puis dire. Il te connaît et il a osé affronter le Trio ! Il faudra autre chose qu'un pieu pour le vaincre !
BUFFY : J'en suis consciente.

A la bibliothèque, la Tueuse s'est changée et commence à armer son arbalète. Parallèlement, Darla tente de convaincre Angel de la rejoindre.

DARLA : Elle se prépare à la chasse en cemoment même. Elle te cherche, elle veut te détruire.
ANGEL : Tais-toi ! Laisse-moi seul ! Va-t-en !
DARLA : Qu'est-ce que tu imaginais ? Qu'elle allait compatir à ton sort ? Qu'elle regarderait ton visage, ton vrai visage, et qu'elle fondrait de désir ?

Toujours au lycée, Buffy tire sur une affiche anti-tabac et atteint le coeur du model. Chez Angel, Darla lui tourne toujours autour.

DARLA : Depuis 100 ans, tu n'as pas eu un instant de paix, parce que tu refuses d'accepter ce que tu es ! C'est ton seul espoir de guérison ! Accepter. Empêche-la de te nuire, tu dois te défendre. Cesse de gémir, de pleurnicher, comme tous les hommes ! Attaque-les ! Vide-les de leur sang ! Joue de la vie...
ANGEL : (Il se lève d'un coup et la plaque violemment contre le mur) D'accord, tu as gagné.
DARLA : Qu'est-ce que tu veux ?
ANGEL : Je veux en finir, c'est tout.
DARLA : Tout de suite ? Tu es brutal. Je te retrouve !!

A l'extérieur, Buffy arrive au Bronze, qui est fermé. Elle entend un bruit et commence à monter sur le toit. A l'hôpital, Joyce et Giles sont en pleine conversation.

JOYCE : Elle parle de vous très souvent. Vous lui avez fait forte impression.
GILES : Elle est elle-même très impressionnante, je dois l'avouer !
JOYCE : Elle a de gros soucis pour apprendre l'Histoire. Est-ce que c'est trop difficile pour elle ou ça ne l'intéresse pas suffisamment?
GILES : Elle vit beaucoup dans l'instant et c'est vrai que l'Histoire est une matière évidemment passéiste, dans son essence. Mais, à mon avis, il n'y a aucune raison de...
JOYCE : (Elle semble ne pas l'écouter totalement) Elle étudie avec Willow, elle étudie avec Darla. Elle fait un gros travail.
GILES : Darla ? Je crains que je ne crois pas la connaître.
JOYCE : Son amie qui est venue à la maison, ce soir.
GILES : Darla est venue chez vous ce soir ? C'est elle l'amie dont vous parliez tout à l'heure ?
JOYCE : La pauvre petite ! Quelle peur j'ai dû lui faire, ce soir, quand je me suis évanouïe ! Je pense qu'il faudrait aller voir comment elle se porte.
GILES : (Il commence à se lever) Oui. Oui, oui, bien sûr. Je vais de ce pas la rassurer.
JOYCE : Cette école est surprenante !

Dans le couloir, Giles commence à partir, l'air catastrophé, suivi de Willow et Alex.
GILES : On a un grave problème.

Au Bronze, on voit Buffy descendre les escaliers de la mezzanine et arriver sur la piste de danse. Elle reste sur ses gardes, lorsqu'elle entend un faible bruit.

BUFFY : Je sais que tu es là ! Je sais ce que tu es.
ANGEL : Tu crois ? Je suis une brute, un animal ?
BUFFY : Non, pas un animal. Les animaux, je les aime.
ANGEL : (Il apparaît sous sa forme vampirique) Qu'on en finisse, alors !

Il traverse la salle, saute sur une table de billard, puis sur la mezzanine.
Elle lance un carreau d'arbalète, mais le rate. La Tueuse reste aux aguets. Il l'attaque par derrière. Ils se battent quelques secondes. Lorsqu'elle tombe, elle récupère son arme qu'elle avait fait tombée.

ACTE 4

ANGEL : (Il a repris son visage d'ange) Tire. Surtout n'hésites pas !

Elle tire, exprès, à côté.

ANGEL : Trop loin.
BUFFY : (Elle semble très en colère) Pourquoi ? Pourquoi tu ne m'as pas tuée quand tu en avais l'occasion ? Tu voulais jouer ? Que je tombe amoureuse de toi, ensuite ? J'ai tué un certain nombre de vampires, sans avoir la haine que j'éprouve ?
ANGEL : (Impassible, il reste calme) Ca facilite les choses. Ca paraît simple.
BUFFY : Je t'ouvre ma porte, je te fais confiance et tu attaques ma famille ?!
ANGEL : Et alors ? J'ai tué la mienne. J'ai tué mes proches, leurs amis et les enfants de leurs amis. (Il s'approche lentement de la Tueuse) Pendant 100 ans, j'ai dispensé une mort à tous ceux que je rencontrais, je l'ai fait avec une joir immense !
BUFFY : (Visiblement, la curiosité prend le pas sur la rage) Qu'est-ce qui a changé ?
ANGEL : J'ai bu le sang d'une fille. Elle avait ton âge, belle comme toi. Aussi bête qu'une mule, mais très aimée par son clan.
BUFFY : Quel clan ?
ANGEL : Des bohémiens, les Rominis. Les anciens ont élaboré le pire des châtiments pour moi : ils m'ont rendu mon âme.
BUFFY : (Sarcastique) Et moi qui croyait que les vampires étaient tourmentés de remords !
ANGEL : Lorsqu'on devient vampire, le démon ne touche pas l'âme, il ne prend pas le corps ; la conscience s'anéantit. Et sans conscience, il n'y a pas de remords, la vie est simple. Si tu savais dans quel enfer je suis depuis que j'ai conscience de mes actes ?! C'est horrible. Je n'ai pas touché un être humain depuis la malédiction du clan.
BUFFY : Tu t'es réservé pour ma mère.
ANGEL : Je ne l'ai pas mordue.
BUFFY : Tu n'as pas essayer de te disculper !
ANGEL : J'ai voulu le faire. J'ai l'apparence d'un humain, mais je n'en suis pas un. Je voulais te tuer ce soir.

La jeune fille pose son arbalète par terre, s'approche de lui et lui offre son cou, sereine.

BUFFY : J'attends. Pas si facile qu'on croit.

Une voix sort alors de l'ombre : c'est Darla.

DARLA : Plus que tu ne penses.

Dehors, Giles, Willow et Alex arrivent au niveau de la boîte de nuit, paniqués.

WILLOW : On est près du Bronze. Qu'est-ce qu'on fait ?
GILES : Continuons à chercher.
ALEX : J'ai une question. Si on la trouve en train de se battre contre Angel et ses amis, qu'est-ce qu'on pourra faire pour l'aider ?

De nouveau à l'intérieur du Bronze, Angel et Buffy font face à Darla.

DARLA : Est-ce que tu sais ce qu'il y a de plus triste ?
BUFFY : (Sarcastique) Des pellicules, en plus d'un look navrant ?!
DARLA : Continuer à aimer quelqu'un qui ne veut plus de vous.
BUFFY : (Elle rgarde brièvement Angel) Vous étiez ensemble, avant ?
DARLA : Pendant plusieurs générations.
BUFFY : Remarque, depuis que vous êtes parmi nous, tu as sûrement pu amasser quelques conquêtes ?! Tu es plus vieille que lui, ça se voit. Tu devrais investir dans un bon antirides. C'est un bon conseil !
DARLA : (Très calme) C'est moi qui l'ai enfanté. A une époque, on partageait tout. Essaies de prétendre le contraire, Angélus ? Tu avais l'occasion de rentrer au bercail, de régner avec moi en maître au royaume de l'au-delà des siècles durant, mais tu as tout refusé pour cette fille ?! Tu aimes quelqu'un qui nous éxècre ! (Angel et Buffy se regardent rapidement) Tu es malade ! Tu souffres d'un mal qu'on ne peut guérir ! Et tu vas la voir mourir sous tes yeux, et se souvenir te hantera ! Vous ne croyez pas que je suis venue seule ?

BUFFY : J'ai aussi des alliées !

La Tueuse donne un petit coup de pied sur l'arbalète posée au sol, la rattrape au vol et vise la vampire.

DARLA : Très adroite ! (Elle sort deux armes à feu, cachées dans son dos) Droit au coeur ! (Elle tire sur Angel, alors que la Tueuse le regarde, paniquée) N'aies pas peur ! Les balles ne tuent pas les vampires, ils souffrent seulement le martyr !

Elle tire sur Buffy. Celle-ci saute sur une table de billard et roule par terre.
Dehors Giles et les deux lycéens jeunes gens cherchent leur amie, lorsqu'ils entendent un coup de feu à l'intérieur.

ALEX : Vous entendez ?

Dans la salle, la Tueuse recharge son arbalète, alors que Darla fait un petit speech.

DARLA : Il y a tant de parties du corps, on n'a que l'embarras du choix... On commence par les genoux peut-être, délicat de s'en passer pour danser !

Buffy se relève et tire un carreau, sans tuer son adversaire. Pendant ce temps,
Angel se relève en s'aidant d'une flèche plantée dans un mur, alors qu'il s'était écroulé suite à sa blessure.

DARLA : (Elle enlève la flèche) Le coeur n'a pas été touché.
Sur la mezzanine, les amis de la Tueuse apparaissent.
ALEX : Il faut intervenir, en vitesse.
WILLOW : (Elle crie pour se faire entendre de son amie) Buffy, ce n'est pas Angel qui a mordu ta mère, c'est Darla.

La vampire leur tire dessus pour les faire taire. Debout sur le billard, elle essaie de surprendre la Tueuse, qui la fait tomber. La jeune fille court s'abriter derrière le bar, alors que Darla lui tire dessus. La suceuse de sang se dirige vers Buffy, sans s'arrêter de tirer. Giles allume le stromboscope ce qui perturbe l'adversaire de sa protégée.

DARLA : Sors de là, Buffy ! Je t'attends. Viens te battre !

Soudain, Angel arrive derrière elle et la tue avec le carreau qui était fiché dans le mur. La vampire se retourne et reconnaît son assassin.

DARLA : (Dans un soupir) Angel...

Buffy sort de sa cachette, mais, après l'avoir regardé longuement, laisse Angel sortir du club. Dans son antre, le Maître est énervé et attristé par la perte de Darla, il détruit tout sur son passage. Le Juste des Justes essaie de le réconforter.

COLIN : Oubliez-la.
LE MAITRE : Tais-toi. L'ignores-tu ? Elle a été ma seule favorite pendant 400 longues années.
COLIN : Elle était faible. On n'a pas besoin d'elle. Je vous apporterai la tête de la Tueuse.
LE MAITRE : Que le bourreau ait été Angel ! Il était appelé à me succéder, un jour prochain. Quelle tristesse !
COLIN : Ils sont tous contre vous. Bientôt, vous vous dresserez et, ce jour venu, nous les tuerons tous !

Le Maître prend la main que le jeune garçon lui tend et part avec lui dans un coin sombre de son antre. Au Bronze, le lendemain soir, la Tueuse et ses amis se retrouvent pour la soirée.

ALEX : Ah ! La soirée après-fumigation !
BUFFY : Et alors, quelle différence avec la soirée fumigation ?
ALEX : Les cafards sont plus résistants !
WILLOW : Alors, aucune nouvelle d'Angel ?
BUFFY : Bah, non. Mais, c'est très bizarre, j'ai l'impression très nette qu'il veille sur moi.
WILLOW : (Elle a petit sourire sur les lèvres) Quelques fois, les impressions sont exactes ; vu qu'en l'occurence, il est juste derrière toi.

La jeune fille se retourne et rejoint le beau vampire.

ALEX : (A lui-même) Il n'y a aucune raison de m'en faire, il n'y a aps de menace dans l'air. (Les deux amis s'installent à une table, le jeune homme tournant le dos à la Tueuse) Je me retourne et je regarde ailleurs.

Buffy et Angel se rapprochent lentement l'un de l'autre, sur la piste de danse ; ils semblent tous les deux très émus.

ANGEL : Je voulais avoir des nouvelles de toi et de ta mère.
BUFFY : Ca va, merci. Et toi ?
ANGEL : Si j'arrive à ne pas me faire tirer dessus trop souvent, je pourrai m'en sortir. Entre nous, ça ne...
BUFFY : ... Pourra jamais coller. Je sais. Parce qu'on a une légère différence d'âge de 220 ans, à peu près !
ANGEL : Alors, il faut que j'essaie de... Je dois retrouver la paix.
BUFFY : Tu as raison. Moi aussi. L'un de nous doit décider de s'en aller.
ANGEL : Je sais.

Ils s'embrassent tendrement. Pendant ce temps, Alex, jaloux, est très stressé.

ALEX : Qu'est-ce qu'ils font ?
WILLOW : (Elle semble retenir un cri de joie) Rien.
ALEX : Tant qu'il ne l'embasse pas !

Willow semble vraiment se retenir de rire de la situation. Sur la piste de danse, Angel et Buffy se séparent de leur étreinte.

BUFFY : On se quitte.
ANGEL : La douleur est...
BUFFY : ... Profonde. Je la ressens.Peut-être que tu reviendras.

Elle part. On voit alors que la croix qu'il lui avait offerte lors de leur première rencontre et qu'elle portait au cou, lui a fait une profonde brûlure au niveau de l'encolure
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Épisode 7 : Alias Angelus
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